B comme:

Publié le par Eric George

Bergers :

Dans la même région, il y a des bergers. Ils vivent dans les champs, et pendant la nuit, ils gardent leur troupeau. Un ange du Seigneur se présente devant eux. La gloire du Seigneur les enveloppe de lumière, alors ils ont très peur. L’ange leur dit : « N’ayez pas peur. Oui, je viens vous annoncer une bonne nouvelle qui sera une grande joie pour tout votre peuple. Aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur est né pour vous. C’est le Christ, le Seigneur. Voici comment vous allez le reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé dans une couverture et couché dans une mangeoire. » Tout à coup, il y a avec l’ange une troupe nombreuse qui vient du ciel. Ils chantent la louange de Dieu : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre paix à ceux que Dieu aime ! » Ensuite, les anges quittent les bergers et retournent au ciel. Alors les bergers se disent entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur Dieu nous a fait connaître. »

Luc II, 8-15

Contraints de vivre dans les champs pour garder leurs bêtes, les bergers ne pouvaient pas respecter pleinement toutes les prescriptions religieuses, cela faisait d’eux des marginaux, des croyants de seconde zone, et pourtant c’est eux qui sont les témoins privilégiés de la naissance de Jésus, Dieu fait homme.

 

Bethléem :

Le SEIGNEUR dit : « Et toi, Bethléem Éfrata, tu es un petit village parmi ceux des clans de Juda. Pourtant, celui qui doit gouverner Israël, je le ferai sortir de chez toi. Il appartient à une famille très ancienne. »

Michée V, 2

Etymologiquement, la maison du pain. Pourtant il est plus prudent de se méfier d’une symbolisation excessive. Si Matthieu et Luc placent la naissance de Jésus de Nazareth à Bethléem, c’est avant tout parce que c’est la ville de David. C’est une façon forte de souligner la royauté de Jésus, mais aussi son incarnation : comme tout homme, il vient d’une histoire et d’un lieu. De plus, Bethléem est à la fois petite bourgade et ville royale.

 

Bœuf :

Jésus enseigne beaucoup de choses aux gens en utilisant des comparaisons. Il leur dit : « Le semeur va au champ pour semer. Pendant qu’il sème, une partie des graines tombe au bord du chemin. Les oiseaux viennent et ils mangent tout. Une partie des graines tombe dans les pierres, là où il n’y a pas beaucoup de terre. Elles poussent tout de suite, parce que la terre n’est pas profonde. Mais, quand le soleil est très chaud, il brûle les petites plantes. Et elles sèchent, parce qu’elles n’ont pas de racines. Une autre partie des graines tombe au milieu des plantes épineuses. Ces plantes poussent et les étouffent. Une autre partie des graines tombe dans la bonne terre et produit des épis : les uns donnent 100 grains, d’autres 60, d’autres 30 ! »Et Jésus ajoute : « Celui qui a des oreilles, qu’il écoute ! »

Matthieu XIII, 3-9

Tout comme l’âne gris, le bœuf est absent des récits bibliques. Néanmoins, Luc nous raconte que Jésus est né dans une étable, y trouver un bœuf n’a donc rien de surprenant. Et puis, associé au monde paysan, la présence du bœuf dans l’imagerie de Noël a été un bon moyen de rappeler que Jésus enseignait par des paraboles ancrées dans la vie rurale de son auditoire et de propager un message essentiel : Dieu vient pour les plus petits.

Publié dans Abécédaire de Noël

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