2012 / 2013

Publié le par Eric George

A l’heure où vous lirez ces lignes, sans doute aurez-vous déjà oublié que la fin du monde avait lieu le 21 décembre dernier. Triste fin, triste oubli pour une fin du monde qui nous a fait tellement trembler ou, plus vraisemblablement, rire ces dernières années…

Mais si on y pense, quand les derniers vœux auront été souhaités, c’est aussi le sort que connaîtra l’année 2013 dès le 2 ou 3 de son mois de février : nous aurons oublié qu’elle a été cette nouvelle année dont nous avons préparé l’avènement avec tant de fébrilité. Et c’est vrai aussi d’un certain nombre de nos cadeaux de Noël qui retomberont dans l’oubli et au fond d’une armoire, peut-être même avant la fin du mois de janvier…

Bien sûr, l’un des principaux attraits de la nouveauté, c’est qu’elle passe vite, il faut donc en profiter sans attendre… Mais au-delà de cette soif de nouveauté, nous devrions nous arrêter un peu sur cette capacité que nous avons à oublier demain dès qu’il est devenu hier.

C’est peut-être le signe alarmant que nous nous blasons si vite, trop vite, que nous sommes d’éternels enfants trop gâtés dont l’enthousiasme d’hier retombe comme un soufflé dès la fin d’aujourd’hui. Pire encore, peut-être, l’avenir s’avère-t-il toujours décevant quand il devient présent… Mais peut-être aussi, est-ce le signe que nous ne nous enthousiasmons pas pour les bonnes choses, que régulièrement, nous nous trompons d’attente…

Mais ce besoin, cette soif d’attendre est d’espérer est aussi une chose merveilleuse, une véritable bénédiction qui fait de nous des êtres toujours en marche, toujours ouverts à ce qui arrive, toujours tendu vers demain. Oui, il est bon notre désir de demain. Et quand Jésus nous enseigne que le Royaume est déjà là, je me demande s’il ne nous signifie pas que l’attente du Royaume, c’est déjà le Royaume, tout comme l’excitation de la fête à venir est déjà la fête…

Alors frères et sœurs, recevez mes meilleurs vœux pour cette année qui commence, que 2013 ne soit pas la crainte d’une fin annoncée mais qu’elle soit l’attente toujours renouvelée et joyeuse d’un avènement promis. Qu’ainsi, chaque jour de 2013 soit vécu dans la reconnaissance d’hier, dans la découverte émerveillée d’aujourd’hui, dans le désir impatient de demain.

 

Eric  George 

Publié dans Editoriaux

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