Calendrier de l'Avent : Témoins de Noël (24)

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Creche2.jpg«  N’est-il pas étonnant que les enfants gardent encore tout leur émerveillement pour ce jour. Car plus de 2000 ans après la naissance de Jésus, nous sommes dans cette attente de Noël à garder toute la force de douceur et de tolérance que l’on partage avec ses proches, sa famille.

Et devant ce mystère et ce puissant renouvellement qu’est la venue au monde de Jésus, il parait naturel de donner le meilleur de soi-même et de chercher à apporter du beau et c’est justement cela le rôle de l’artiste.

Dans ma vie de sculpteur, c’est dans l’espace de solitude de l’atelier que s’ouvrent les portes de la création et mon attachement au Christ. »

                                                                                              Vincent KRESSMAN

 

« A une époque ou les Noëls de nos villes et de nos campagnes rivalisent de guirlandes et de décorations, cette exposition toute en intense sobriété nous reconduit avec bonheur à la simplicité de la crèche de la Nativité. C’est le bois que l’artiste a choisi pour le Roi qui se fait serviteur. Ni or, ni argent, mais la matière qui dit l’humble travail de la sueur au quotidien. Pour entourer la naissance simple et cachée d’un enfant attendu depuis des siècles, le sculpteur a privilégié aux bondieuses l’expression des mains, la silhouette, l’esquisse du mouvement de ceux qui l’accueillent. Pétris d’humanité, les personnages de la Nativité sont dépourvus de fioritures à l’image fidèle des récits des évangiles de Matthieu et de Luc qui précisément s’emploient à éviter le genre « merveilleux » alors qu’ils disent l’incroyable : l’amour de Dieu venu en personne.

La douceur et la luminescence de ces sculptures en transmet l’émotion, l’étonnement, l’espérance. C’est là une autre manière de méditer les pages de l’évangile de Noël, l’incarnation de Dieu en Jésus de Nazareth. Le plus fou n’est même pas que la rencontre avec Dieu se fasse par un enfant dans la plus extrême fragilité humaine. Le plus fou est qu’il ait été reconnu et qu’il continue à l’être.

Il faut pour que Noël garde son sens, des témoins qui sachent en transmettre le vrai goût comme ici. Et il faut des yeux qui sachent voir. »

                                                                                Elisabeth PARMENTIER, Professeur,

                                                                        Faculté de Théologie Protestante de Strasbourg

Publié dans Abécédaire de Noël

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