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Publié le par Eric George


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Zacharie :

Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y eut un prêtre nommé Zacharie, de la classe d’Abiya ; sa femme était une descendante d’Aaron, et son nom était Elisabeth. Tous deux étaient justes devant Dieu et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements et les ordonnances du Seigneur. Mais ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Elisabeth était stérile, et ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. Or, dans l’exercice de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut désigné par le sort, suivant la coutume du sacerdoce, pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y offrir l’encens. Toute la multitude du peuple était dehors en prière à l’heure de l’encens. Alors l’ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel de l’encens. Zacharie fut troublé en le voyant ; la peur s’empara de lui. Mais l’ange lui dit : N’aie pas peur, Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme, Elisabeth, te donnera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur, il ne boira ni vin ni boisson alcoolisée, il sera rempli d’Esprit saint depuis le ventre de sa mère et il ramènera beaucoup d’Israélites au Seigneur, leur Dieu. Il ira devant lui avec l’esprit et la puissance d’Elie, afin de ramener le cœur des pères vers les enfants et les rebelles à l’intelligence des justes, et de former pour le Seigneur un peuple préparé. Zacharie dit à l’ange : A quoi le saurai–je ? Car, moi, je suis vieux, et ma femme est avancée en âge. L’ange lui répondit : Je suis Gabriel, celui qui se tient devant Dieu ; j’ai été envoyé pour te parler et t’annoncer cette bonne nouvelle. Eh bien, tu seras muet, tu ne pourras plus parler jusqu’au jour où cela se produira, parce que tu n’as pas cru mes paroles, qui s’accompliront en leur temps. Cependant le peuple attendait Zacharie et s’étonnait qu’il s’attarde dans le sanctuaire. A sa sortie, il ne put leur parler, et ils comprirent qu’il avait eu une vision dans le sanctuaire ; il se mit à leur faire des signes et demeurait muet. Lorsque ses jours de service furent achevés, il rentra chez lui. Quelque temps après, sa femme, Elisabeth, fut enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois ; elle disait : Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi au temps où il a décidé de retirer ma honte parmi les humains. (…)

Le temps où Elisabeth devait accoucher arriva, et elle mit au monde un fils. Ses voisins et les gens de sa parenté apprirent que le Seigneur avait fait preuve envers elle d’une grande compassion, et ils se réjouirent avec elle. Le huitième jour, ils vinrent circoncire l’enfant, et ils allaient lui donner le nom de son père, Zacharie. Mais sa mère dit : Non, il sera appelé Jean. Ils lui dirent : Il n’y a dans ta parenté personne qui porte ce nom. Et ils faisaient des signes à son père pour savoir comment il voulait l’appeler. Zacharie demanda une tablette et il écrivit : Son nom est Jean. Et tous s’étonnèrent. A l’instant même, sa bouche s’ouvrit et sa langue se délia ; il se mit à parler et à bénir Dieu. Tous les habitants des alentours furent saisis de crainte et, dans toute la région montagneuse de la Judée, on discutait de tous ces événements.

Tous ceux qui en entendaient parler se mirent à réfléchir. Ils se demandaient : Que sera donc cet enfant ? Car la main du Seigneur était avec lui. Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit saint et se mit à parler en prophète, en disant :

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, d’être intervenu en faveur de son peuple,

d’avoir assuré sa rédemption

et de nous avoir suscité une corne de salut dans la maison de David, son serviteur,

–– comme il en a parlé par la bouche de ses saints prophètes d’autrefois ––

un salut qui nous délivre de nos ennemis et de tous ceux qui nous détestent.

C’est ainsi qu’il montre sa compassion envers nos pères

et qu’il se souvient de son alliance sacrée,

selon le serment qu’il a juré à Abraham, notre père ; ainsi nous accorde–t–il,

après avoir été délivrés des ennemis, de pouvoir sans crainte lui rendre un culte

dans la sainteté et la justice, devant lui, tout au long de nos jours.

Et toi, mon enfant, tu seras appelé prophète du Très–Haut ;

car tu iras devant le Seigneur pour préparer ses chemins,

pour donner à son peuple la connaissance du salut par le pardon de ses péchés,  grâce à la tendre compassion de notre Dieu.

C’est par elle que le soleil levant brillera sur nous d’en haut

pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres

et dans l’ombre de la mort et pour diriger nos pas vers le chemin de la paix.

Or l’enfant grandissait et devenait fort par l’Esprit. Il demeurait dans les déserts, jusqu’au jour où il se présenta devant Israël.

Luc I, 5-25, 57-80

Epoux d'Elizabeth, trop vieux pour espérer encore une descendance, l'irréprochable Zacharie est aussi celui qui est paralysé, rendu incapable de témoigner à cause de son doute. C'est avec ce dignitaire religieux stérile et muet que commence l'évangile selon Luc. Et voilà que le muet parle, et voilà que le vieillard engendre un fils qui sera porte parole de Dieu. Voilà qu'une situation sans issue est débloquée par une promesse nouvelle.

C'est en ouvrant une brèche que Zacharie, premier personnage d'un récit de l'enfance, vient clore cet abécédaire.

A tous, nous souhaitons un joyeux Noël sous le signe d'une espérance toujours renouvelée

Publié dans Abécédaire de Noël

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