Texte libre

Informations pratiques :

 

 

Église Réformée d’Évreux

5 rue du chantier

27000 Évreux

Tel : 02 32 33 02 16

 

 

Pasteur Éric George

Présidente du Conseil Presbytéral : Françoise Schweyer

Trésorier : Aafke Hoogterp

 

 

Culte à Évreux

Tous les dimanches à 10h30

 

 

Culte à Vernon

2eme dimanche du mois à 10h30

rue du Château 

 
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Texte Libre

L’Église Réformée d’Évreux et de l’Eure est paroisse membre de Église Réformée de France qui est elle-même membre de la Fédération Protestante de France. C’est à dire que, autonome dans sa gestion, elle est rattachée à la plupart des protestants français.
 
L’Église Réformée affirme :
 
A DIEU SEUL LA GLOIRE. En dehors de Dieu, rien n’est sacré, divin ou absolu.
LE SALUT PAR LA GRÂCE SEULE. En Jésus Christ, Dieu s’est donné pour libérer l’être humain du péché. Cet amour gratuit que Dieu offre à chacun ne dépend ni des qualités, ni des mérites, ni des œuvres.
L’ESSENTIEL EST LA FOI. La foi naît de la rencontre personnelle avec Dieu. Elle est la réponse de l’homme à l’amour de Dieu.
UNE SEULE RÉFÉRENCE : LA BIBLE. Les réformés, avec les autres protestants, ne reconnaissent que la seule autorité de la Bible. Sa méditation individuelle et collective leur permet d’y discerner la Parole de Dieu pour nourrir leur foi.
LE SACERDOCE UNIVERSEL DES CROYANTS. Dans les Églises protestantes, il n’y a pas de différence entre le pasteur et les autres baptisés. Le pasteur a reçu une formation spécifique, mais tous les membres sont appelés à exercer les fonctions utiles à la vie de Église, y compris la prédication et les deux sacrements : baptême et communion.
 
Église réformée d’Évreux et de l’Eure est une communauté disséminée sur presque tout le département.
 
Le culte est célébré tous les dimanches à Évreux et une fois par mois à Vernon.


Le catéchisme des enfants et des adolescents a lieu sous forme de « dimanche catéchétique ».
 
Nous avons aussi des rencontres diverses autour de la bible et de la théologie à Évreux et dans d’autres lieux du département. Ces rencontres sont bien sur ouvertes à tous
 
Nous avons des relations œcuméniques avec les paroisses catholiques et avec Église Évangélique Évreux
 
L'Église Réformée est propriétaire de ses locaux. L’entretien de ceux-ci et le salaire des pasteurs dépend uniquement des dons des fidèles.

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Si tu es d’accord avec ce titre, Bernard, sympathisant en quoi et pourquoi ?

 

Je tiens d’abord à te remercier et dire combien j’apprécie cette démarche, manifestation d’ouverture et d’attention à l’étranger que je suis pour vous. De plus elle me conduit à des réflexions approfondies.

Pourquoi sympathie ? Je suis chrétien avant d’être catho et la joie que j’ai à vous fréquenter est celle du chrétien qui découvre que Jésus-Christ est professé en d’autres lieux que son église : c’est le gage d’une plus grande crédibilité et d’une certaine universalité du message chrétien

 

Ma sympathie pour le protestantisme est due à de multiples circonstances. Je te cite les deux plus importantes : d’abord dans les années 1970, la proximité spirituelle entre la paroisse de La Madeleine et l’Église réformée, impulsée par l’abbé Jean Marais et le pasteur Claude Lapert, avec de fréquents échanges de chaire ; ensuite notre découverte, avec Françoise, du formidable centre œcuménique de Taizé, initiative osée et très marquée par le protestantisme.

 

Nous avons, depuis, plusieurs amis protestants que nous aimons rencontrer. Il m’arrive de participer à un culte chez vous et c’est avec plaisir que nous nous joignons aux partages bibliques animés par votre pasteur ; ces diverses relations ne me culpabilisant en rien. Nous apprécions beaucoup Éric George, son érudition biblique, ses capacités pédagogiques. Il a le souci de répondre à chaque réflexion et toutes ses interventions montrent qu’il est un homme de foi.

 

Qu’est-ce qui te plait tant à Taizé ?

 

Taizé est notre havre, le port où l’on vient se ravitailler pour la grande traversée de l’année à venir. Depuis 1990, nous allons chaque année à une session organisée par un pasteur protestant. Ce lieu qui ne se veut surtout pas une institution nous semble plus proche de l’esprit même de l’évangile, par sa simplicité, sa richesse, son ouverture. C’est d’abord un vaste espace très fonctionnel en même temps que sobre et agréable. L’ensemble, offices et rencontres, est un lieu où chacun peut-être pleinement lui même en même temps qu’est respectée la collectivité. On y trouve son compte, aussi bien sur le plan psychologique que sur le plan spirituel. J’y ai aussi découvert, de l’intérieur, un aspect important de l’expression protestante que je ressens comme une relation personnelle à Dieu dans une communauté.

 

 


Qu’est donc devenue ta pratique religieuse aujourd’hui ?

 

Mes parents étaient très pratiquants et leur foi se traduisait par un attachement très rigoureux et contraignant aux pratiques et par un engagement et des actes. J’en ai été très marqué et j’ai toujours voulu suivre cette voie.  Cela dit, j’ai pris quelques distances avec cette pratique. Je me sens étranger au côté dogmatique de mon église et suis heurté par l’aspect pompeux et rituel de certains offices, en contraste avec l’excès de dépouillement de vos célébrations.

 

J’ai du mal avec l’institution, son autoritarisme hautain, ses errements récents (comme l’interdiction des prêtres-ouvriers, la mise au pas durement subie de théologiens de haut niveau ou de véritables prophètes) ou plus récemment les dictats de Benoît XVI. Pourtant, paradoxalement, cette structure imposante me rassure car je suis sensible à la succession apostolique qui privilège la tradition (au sens de fondation) dans l’esprit du concile Vatican II.

 

Plusieurs éléments nourrissent ma fidélité ; d’abord Vatican II, puis le fait qu’en son sein aient pu émerger, malgré la hiérarchie, ces prophètes et théologiens. En fait l’Église Catholique est ma famille et je tiens à lui rester fidèle, tout en contestant les graves errements actuels. Mais je dois rendre grâce à l’Esprit Saint de votre existence car ma spiritualité en est enrichie.

Prédication du 27 septembre 2009

Exode IV, 20 à 26

Colossiens II, 8 à 23

 

Dieu l'attaqua et voulu le faire mourir. Que la cible de Dieu soit Moïse ou son fils, cette image d'un Dieu offensif, meurtrier même est franchement déplaisante, tout comme est déplaisante l'image d'un Dieu qui endurcit le coeur de Pharaon, qui venge le fils sur le fils. Alors, il et facile de comprendre que ce passage soit un grand oublié du livre de l'Exode. On ferait mieux d'arracher la page et de passer à autre chose.

Pourtant, le passage est bien là et à mois de prétendre redéfinir le Canon, il faut bien s'y frotter, s'interroger sur le Dieu offensif, sur la circoncision, et sur l'interruption féminine.

 

L'image d'un Dieu qui attaque, un Dieu offensif ne nous semble pas coller avec notre image du bon Dieu, le gentil papa gâteau qui nous aime et nous pardonne. En fait, le père fouettard que nous croyons voir dans le Premier Testament, et le Dieu tout sucre et miel que nous croyons voir dans le Nouveau Testament, ne sont jamais que deux images de Dieu. Or, nous le savons, nous n'avons pas le droit de nous prosterner devant les images, de les adorer et de les estimer intouchables. Bien sûr, qu'au nom de Jésus Christ, nous pouvons rejeter l'image d'un Dieu bandit de grand chemin qui se rue sur le voyageur en criant "le prépuce ou la vie !". Comment pourrait ion placer sa foi, sa confiance en un tel Dieu ? Mais l'image du bon Dieu qui ne ferait pas de mal à une mouche ne vaut pas  mieux, à mon sens, elle est même encore pire.

En effet, l'image du Dieu offensif tient au moins compte de la réalité du mal, de la souffrance, de la mort. Mais le gentil bon Dieu dans les nuages nous catapulte  dans le pays joyeux, des enfants heureux, des monstres gentils... Oui c'est un paradis mais cela n'a rien à voir avec la réalité dans laquelle nous vivons. Et du coup l'image du Dieu inoffensif devient une image inoffensive de Dieu, une image bien gentillette d'un Dieu qui finalement n'a pas sa place dans notre monde.

On peut aussi évoquer le Dieu inoffensif qui  laisse l'homme la liberté de faire le mal ou du Dieu inoffensif qui ne peut pas empêcher tout le mal. Mais finalement, comment faire confiance à un Dieu qui ne veut pas ou qui ne peut pas vaincre le mal.

Le mal et la souffrance restent une question brûlante et incompréhensible et on ne la résoudra pas en rendant Dieu inoffensif. Revenons donc au Dieu offensif de ce passage.

 

Le nom de Moïse n’est jamais cité dans les deux versets qui racontent cette attaque. Aussi on peut se demander si la cible de Dieu est Moïse ou son fils. Il est en effet, fort probable que nous ayons ici affaire à une tradition particulière racontant la circoncision du fils de Cipora et que la victime de l’attaque de Dieu soit le fils de Moïse (ce qui d’ailleurs rend le récit bien plus logique). Quoiqu’il en soit, il est indéniable que  cette agression tourne autour d’une question de circoncision. Et il est quasiment certain que la circoncision est ici vécue comme un signe d’appartenance. En effet, le lien est clairement fait avec la mort du fils de Pharaon, pour venger Israël, fils de Dieu de même que le lien avec le sang de l’agneau qui marquera les portes des hébreux lors de la nuit de la sortie d’Egypte. Et puis la circoncision comme marque dans la chair de l’appartenance à Dieu est un thème récurrent du Premier Testament. Donc on peut dire ici que Dieu s’attaque à ce qui n’est pas à lui (c’est bien sûr plus évident si l’on admet que la cible de l’attaque est le fils de Moïse mais si c’est Moïse parce qu’il n’a pas circoncis son fils, les choses restent les mêmes.) Dieu s’attaque à ce qui n’est pas à lui.

Et je crois que cette idée n’est finalement pas si étrangère au Nouveau Testament. En effet, en relisant ce texte à la lumière du Nouveau Testament, nous n’avons pas besoin de le rejeter, nous pouvons simplement nous rappeler que la circoncision est celle du cœur et surtout que c’est sur la croix que Dieu est offensif, qu’il s’attaque à ce qui n’est pas à lui. Ce qui n’est pas à lui, c'est-à-dire ce que Paul appelle le vieil homme, tout ce qui nous conduit encore et toujours à rejeter Dieu et à chercher à être Dieu nous même. Sur la croix, c'est-à-dire qu’il devient lui-même, pour nous, la cible de son attaque. Oui, sur la croix Dieu concentre, contre lui-même, toute la colère que suscite notre rébellion. Ce n’est pas en niant le mal, en disant « ce n’est pas si grave » que Dieu nous épargne, c’est en prenant sur lui les conséquences de ce mal. C’est une théologie très traditionnelle, j’en conviens. Mais elle me paraît finalement bien plus percutante, bien plus radicale dans l’affirmation de l’amour de Dieu que l’inoffensive théologie du Dieu gentil.

 

Mais je m’en voudrai de ne sortir de ce texte qu’un discours théologique, alors même qu’il résonne si fortement dans notre actualité. Je me suis jusqu’ici concentré sur l’offensive de Dieu sans parler de l’intervention de Tsipora

 Alors que la circoncision est une affaire masculine : ce sont les hommes qui circoncisent, voilà que Tsipora qui est étrangère se mêle de circoncire son fils. Et par ce geste, qui se moque de toute bienséance, de tout rituel, de toute règle, elle met un terme au cycle de violence, de mort, d’agression. Par cette irruption au cœur d’un système finalement très masculin, elle ouvre une brèche, une possibilité nouvelle.

Cette irruption féminine évoque forcément ces irlandaise, ces israéliennes et palestiniennes, ces Mères de la place de mai, de toutes ces femmes qui à travers le monde luttent pour la paix et la justice, souvent dans des sociétés complètement dominées par les hommes. Le texte ne nous fait pas un panégyrique des vertus féminines, et c’est heureux parce que ces éloges tournent toujours à la caricature.

Non, ce texte nous dit simplement que faisant fi des loi des hommes, Tsipora, une femme étrangère a agit et ainsi sauvé une vie. Qu’elle soit bénie pour ce geste et que mémoire lui soit faite.

 

Sœurs, que le geste de Tsipora soit le vôtre, un geste qui sait rompre les règles figées pour ouvrir un chemin de vie, un geste qui place l’homme face à ses responsabilités.

Frères, que le geste de Tsipora nous rappelle, qu’une moitié de l’humanité ne pense ni ne réagit tout à fait comme nous et que cette différence fait parfois la différence entre vie et mort. Que ce geste nous rappelle que nous pouvons nous aussi, à notre manière poser des gestes de vie et d’ouverture.

Frères et sœurs, que la croix nous rappelle qu’un geste de vie a été posé pour nous tous et que si notre Dieu est offensif, c’est contre le mal et pour la vie qu’il mène son offensive.

 

Amen

Prédication du 20 septembre 2009

Exode III 11 à IV, 18

Matthieu X, 1 à 20

Galates II, 16 à 21

 

Et voici Moïse face à sa mission. Et voici que face à cette mission, ce vaillant Moïse que l'on se représente toujours sous les traits du colosse de Michel-Ange ou, au moins, sous les traits de Charlton Heston, selon que l'on fréquente plus les livres d'art ou les salles obscures, se comporte comme un enfant à qui l'on demanderait un service : « je sais pas, je peux pas, je veux pas »

Bien sûr, je suis sévère avec ce malheureux Moïse dont la tâche est effectivement écrasante et effrayante. J'exagère d'autant plus que les objections de Moïse sont bien les nôtres face à l'appel qui nous est adressé, un appel sans doute bien moins lourd que celui qui opposera Moïse à Pharaon.

 

Je laisse de côté, pour le moment, la première objection qui constitue le nœud de tout ce débat, et je m'attaque à la deuxième : « ils ne me croiront pas. »

Ah ! Si seulement nous avions des preuves, des démonstrations percutantes pour appuyer cette bonne nouvelle que nous annonçons, pour prouver ce Dieu libérateur. Comme nous serions plus efficaces !

Et revient comme toujours la question des miracles, des signes, des prodiges, que nous aimerions voir mais plus encore pouvoir accomplir pour prouver le bien-fondé de nos dires. Pourtant, si vous allez voir la suite des aventures de Moïse, ces prodiges qui lui sont donnés d'accomplir ne prouveront rien face au peuple puisque le peuple qui verra les signes puis les plaies d'Egypte continuera à douter. Il en va de même pour Pharaon : devant tous ces prodiges, Pharaon ne croira pas. Déjà, l'Exode nous rappelle cette leçon sur le miracle, le prodige : il ne suscite pas la foi, en fait, il n'est signe, c'est-à-dire il n'a de sens que pour celui qui croit déjà.

En fait, ce qui est flagrant, c'est que les signes qui sont donnés à Moïse ne lui serviront à rien devant le peuple (qui doutera àla première aniccroche) ni devant Pharaon (qui n'y croira pas). Ils ne servent pas non plus à augmenter la foi de Moïse en ce Dieu qui lui parle (le buisson ardent est largement suffisant). En fait, ces prodiges donnés à Moïse me rappellent un classique dont j'ai vu le dernier avatar dans Harry Potter : on donne à un personnage une potion ou un talisman qui lui permettra de réussir tout ce qu'il entreprendra. Une fois que le succès est au rendez-vous, il apparaît que la potion n'était que de l'eau, que le talisman n'était qu'un bibelot, rien qu'une mise en scène pour donner du courage. Eh bien voilà, le rôle du miracle ici, il n'accomplit rien, il ne prouve rien sinon que Dieu entend les craintes de Moïse et accepte d'en tenir compte. Tout comme Jésus acceptera, plus tard de tenir compte des craintes de Thomas.

 

         La réponse à la troisième objection "je ne sais pas parler" est un véritable gag à la Mel Brook. "Qui a fait la bouche de l'homme? Et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle? N'est-ce pas moi, l'Éternel?". Et on imagine volontiers le grondement du tonnerre dans la voix de Dieu. Et tout ça pour aboutir à "Ton frère Aaron parlera pour toi". C'est vraiment la montagne qui accouche d'une souris : cette solution, moi qui n'ai pas donné à l'homme sa bouche, j'aurais pu la proposer aussi... Mais le décalage n'est pas seulement drôle, il est aussi significatif : bien plus que par des prodiges, Dieu nous soutient par des moyens humains. Moïse n'est envoyé seul, pas plus que les apôtres, pas plus que nous ne le sommes. Dieu nous donne des frères et des soeurs pour nous aider, nous assister. Cette assistance nous est souvent précieuse, parfois pénible aussi parce qu’elle nous empêche de nous camper seul contre tous en évoquant le Saint Esprit comme prétexte à notre volonté, mais elle nous est toujours nécessaire.

 

Par le prodige qui rassure, par le support humain qui assiste, Dieu répond aux objections pratiques de Moïse. Mais l'objection fondamentale, essentielle de Moïse, c'est son premier cri : "qui suis-je pour parler à Pharaon". Et cette objection première est bien toujours la notre : "qui suis-je ?" "Qui suis-je pour annoncer la bonne nouvelle ?" "Qui suis-je pour témoigner de Jésus Christ ?" "Qui suis-je pour aimer mon prochain ?" "Moi, je ne suis pas assez croyant" "Moi, je ne suis pas assez malin" "Moi, je ne suis pas assez bon" C'est curieux comme notre humilité pourtant réelle et sincère, s'exprime en "moi je"...

Eh oui ! Ce que nous opposons à l'appel de Dieu, c'est notre indignité, notre incapacité, mais en fait, c'est nous-même.

Et à ce "qui suis-je?" de Moïse, Dieu oppose son nom : "Je suis". Là où nous demandons "Qui suis-je ?", Dieu répond "C'est moi qui suis".  Alors que nous ne sommes pas, que nous ne voulons pas être, que nous ne parvenons pas à être, Dieu est. C'est ce que Moïse découvre au buisson ardent, c'est ce que Paul s'écriera bien plus tard : "ce n'est plus moi, c'est Christ qui vit en moi!".

 

Frères et soeurs, Dieu nous appelle à participer à son oeuvre, une oeuvre de vie et de libération. Il est normal que nos faiblesses nous effrayent et nous fassent reculer, mais ces obstacles, ce qui nous empêche d’être, ne comptent plus parce que Dieu est, pour nous.

 

Amen

Une croix huguenote humaine se déploie dans les arènes de Nîmes. L'événement est amusant, impressionnant puisqu’il nous fait entrer dans le livre des records. Sans doute, fait-il un peu chaud à nos cœurs parpaillots. Pourtant, il m'interroge tant il me paraît creux, vide de tout message. Combien de nos contemporains savent-ils ce qu'est la croix huguenote ? Bien moins que nous ne le pensons.

Pourtant, malgré cette discrétion du protestantisme traditionnel, peut-être à cause d'elle, nous voyons des frères et des sœurs se tourner vers nous et je doute que ce soit parce qu’une croix huguenote humaine tourne dans les arènes nîmoises.

Parmi eux, ces couples qui nous demandent un accompagnement, un signe, que leur église ne peut pas leur donner.

Parmi eux, ces visiteurs qui poussent la porte de nos temples, de nos études bibliques pour y découvrir une autre approche du texte biblique et de la foi.

Parmi eux, ces curieux, croyants ou non, qui lisent nos auteurs, consultent notre presse et nos sites pour y trouver une autre lecture du monde.

Quelles que soient leurs origines, les raisons qui les ont poussés tout d'abord à frapper à notre porte, certains, parmi ces visiteurs, franchissent le pas, de manière tacite ou implicite ; d'autres resteront sur le seuil, vis-à-vis, amicaux et réguliers ; d'autre encore disparaîtront de notre champ de vision.

C'est pour tous ces visiteurs que nous devons sans cesse nous reposer la question de notre identité afin d'être toujours une Église forte dans ses convictions mais ouverte, riche de son histoire mais accueillante, vivante de ses débats mais audible, et surtout, surtout une Église qui ne trouve pas sa source dans l'Allemagne du XVIe siècle mais dans le Christ ressuscité, une Église qui n’affiche pas un signe cabalistique mais une bonne nouvelle.

Affichons-nous, soyons visibles mais que ce soit par notre témoignage, nos paroles, nos actes et pas par nos bijoux et symboles.

                                                         

 

Agenda paroissial

 

Dimanche 11 octobre

Culte  à 10h30 à Évreux et à Vernon

 

Jeudi 15 octobre,

 14 h, chez Yvette et Jean Latour

Partage Biblique : Deutéronome 4, 1-6 et 9.

 

Jeudi 15 octobre,

20 h, au Grand Café,

11 rue de la Harpe, Évreux

Café biblique :

« Contagions, entre fantasmes et réalités »

 

Dimanche 18 octobre,

Culte et catéchismes à Evreux.

 

Mardi 20 octobre,

 14 h à Ivry,

Groupe de maison.

 

Mercredi 21octobre,

 20 h30, au temple,

Cercle théologique :

« les images de l’Au-delà dans la Grèce antique »

 

Dimanche 25 octobre

Culte à Évreux à 10h30.

 

Dimanche 1er novembre   

Culte à Évreux à 10h30.

 

Mercredi 4 novembre,

 20 h 30, au temple

Partage biblique. Le Deutéronome.

 

Vendredi 6 novembre,

 15 h, à Verneuil,

Groupe de maison.

 

Vendredi 6 novembre,

à 20 h au temple,

Conseil presbytéral.

 

Samedi 7 novembre

à 16 h, place de la Mairie, Évreux,

Cercle de silence.

 

Samedi 7 novembre et dimanche 8,

 à Vernon

Assemblée Générale ACAT

 

Dimanche 8 novembre

Culte à Évreux et à Vernon à 10h30

 

Jeudi 12 novembre,

14 h, chez Yvette et Jean Latour,

Partage biblique, le Deutéronome.

 

Dimanche 15 novembre

Culte et catéchismes à Evreux.

 

Mercredi 18 novembre,

 à 20 h 30 au temple,

Cercle théologique :

« l’apparition de la résurrection dans le judaïsme ancien »

 

Vendredi 20, samedi 21

 et dimanche22 novembre

Synode régional

 

Dimanche 22 novembre

Culte à Évreux à 10h30

 

Dimanche 29 novembre

Culte à Évreux à 10h30

 

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